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Bienvenue chez moi.
Je vous y montre mes marque-pages, mes broderies, quelques photos, et les poésies et contes que j'aime.
N'hésitez pas à me laisser vos commentaires.
Vous pourrez voir mes collections diverses et broderies déjà publiées sur mon ancien blog ICI

jeudi 21 juin 2018

solstice d'été

 J'avais déjà publié il y a 5 ans une partie d'un carnet de 8 marque-pages de fées ICI 


Voici les 4 autres fées de ce carnet 




      En ce solstice d'été

"Il nous faut nous préparer, 
Tous nos talents rassembler !"
Fée Stival vient de parler...
Fée Line a dressé l'oreille,

Les yeux tout pleins de sommeil...

"Joie pour nous toutes aujourd'hui :
Fée Licité se marie !"
Cette dernière a souri,
Radieuse et épanouie.

Fée Brile en a les mains moites
Et Fée Mure en reste coite.
La Fée Raie très excitée
S'agite plus que jamais
Tandis que Fée Tu se tait...

Du milieu de l'assemblée,
La Fée Minine s'avance,
Esquissant un pas de danse :
"Si Fée Tide ne prend pas
Son bain annuel au lilas,
Et bien, je ne viendrai pas
A ce bal, en aucun cas !!
Je ne fais que dire fort
Ce que l'on pense en son fort !"

Et celle qu'on a nommée
A pris son air renfrogné
Tandis que d'autres sarcasmes
Secouent quelques fées de spasmes.

La fée Rule est en colère,
Elle qu'un rien exaspère;
Sa voix s'élève, sévère :
"Dites-moi à quoi donc sert
De vouloir s'organiser
Si l'on n'est pas au complet ?
Car Fée Ribotte n'est pas
Revenue du petit bois !"

Et Fée Rosse renchérit,
Cinglante et jalouse aussi :
"Fée Tarde n'est pas rentrée !
Ah ! ça lui ressemble assez !"

La Perfide Fée Romone
Entre haut et bas marmonne :
"Je sais, moi, de qui s'entiche
Cette oie blanche de Fée Tiche !"
Les regards se sont tournés
Vers Fée Sceau qui s'est levée
Et n'avait encor dit mot...

"Taisez donc tous ces ragots !"
Les fées-mères un peu vexées,
Dodelinent du bonnet...
Fée Vrier, d'un air glacé,

Parle de se retirer...

Surgit alors, essoufflée,
Une tête ébouriffée...
"Vous êtes vraiment un cas,
Fée Liégeois, j'en suis baba !"

Fée Stival qui est humaine
Tient son sérieux à grand peine !
"Oh, bien moins que Fée Nomène !"
Dit l'intéressée sans-gêne.
Cette heureuse diversion
A fait tomber la tension...
D'un même éclat les fées rient
Et l'assemblée reprend vie.

Du coup, Fée Tout et Fée stin,
Dont les talents sont certains,
Proposent quelques menus,
Bien entendu de leur cru,
Asticotant leur voisine
Pour les aider en cuisine :
"Remuez-vous donc, Fée Néante !
Cessez d'être nonchalante !

Fée Ston veut coudre la robe,
Mais la mariée, un peu snob,
A choisi pour couturière
La Fée Lonne, sa grand-mère...

Enfin, la Fée Dératrice,
Apaisante et salvatrice,
D'un air des plus conciliants,
Sort de sa réserve et prend
La parole pour conclure,
Interrompue par Fée Lure
Qu'on prie alors de se taire :

"Mes amies, nous pouvons faire
Le plus joyeux des solstices
Si, au-delà des caprices,
Si, au-delà des envies,
Au-delà des vilenies,
Nous savons coopérer !"
Ainsi fut dit...et fut fait !!


Livre Sitôt dit...sitôt fées de Brigitte Vautier et Zélie



Je mets ici mon blog en pause. Je vais profiter tout l'été de mes enfants et petits-enfants, de la plage et de promenades bretonnes.
Je n'ai pas eu le temps de faire des articles sur mon voyage à Vienne. Ce sera pour plus tard !

Je vous souhaite un bel été à tous et vous dis à bientôt.











lundi 18 juin 2018

Fleurs


Deux marque-pages fleuris originaux aujourd'hui

Un plastifié, envoyé par CHARMILLE

ça ne se voit pas trop sur ce marque-page scanné, mais en réalité, ça donne l'impression que les fleurs sont en relief


Et un autre en tissu, envoyé par LAURE



Merci à toutes les 2 !


Un petit clin d'oeil à mes copinautes ! (Charmille aime le vert et Laure aime le rose !)

                                
                            Fleurs


Qu'elles s'affichent en un vase ou à la boutonnière
Les fleurs sont des bijoux qui cherchent la lumière
Qu'elles se parent de couleurs ou qu'elles parfument l'air
Telles des poésies les fleurs cherchent à plaire


Alain Hannecart (poesie.webnet)
 












vendredi 15 juin 2018

Fête des pères


Ce week-end, les papas vont être fêtés





Pour ta fête, mon papa


Cher papa,
Ne crois pas
Que j'allais oublier ta fête.
Depuis plusieurs jours, je répète,
Seul, dans ma tête, ces quelques vers,
Que j'ai peur de dire à l'envers, 
Tellement je veux bien les dire.
Alors, si je te vois sourire,

Demain, quand tu les écouteras,
Je serai si content mon papa !
Mes petits bras autour de ton cou,
Je me blottirai contre ta joue,
Puis je te couvrirai de baisers.
Et tant pis si tu n'es pas rasé !



Jean Glauzy  (dessinemoiunehistoire.net)















lundi 11 juin 2018

Plage

Bientôt ce sera les vacances, et le temps des journées à la plage



J'ai préparé cet article au mois de mai, quand il faisait un magnifique temps estival, et où j'ai bien profité de la mer et de mon jardin. Mais c'est un peu plus dur ces jours-ci !

Voici quelques marque-pages de saison pour rêver au retour du beau temps


recto
verso































































                                   La plage

 

La plage a toujours été pour moi un lieu de prédilection,
Un endroit merveilleux, un espace plein de fascination.
Mer calme venant lécher tout doucement les galets
Ou énormes vagues de l'océan déchaîné

Dont les crêtes échevelées dessinent des tableaux éphémères.
Marées faibles ou fortes à heures régulières.
Ourlets délicats s'estompant sur le rivage
Coups de boutoir contre les flancs des dunes sauvages.

Du sable fin coule entre les doigts d'un enfant
Qui à grands coups de pelle sculpte un château de géant.
Des chars à voile sur l'estran dessinent des arabesques,
Des cerfs volants dans le ciel, des fresques pittoresques.

Les surfers dans les vagues s'en donnent à cœur joie,
Les régatiers au loin sur des voiliers de bois
Tirent inlassablement des bords pour une place de vainqueur
Au rythme du zéphyr soufflant de l'intérieur.

Dans mon hamac bien calé, je profite du beau soleil d'été
Qui darde sur moi ses rayons acérés.
De temps en temps j'admire ce qui m'entoure
Je ne suis jamais déçu par le spectacle alentour.

Floraison de parasols multicolores, apollons bronzés,
Naïades sorties de l'onde, d'une troublante volupté.
Pour rien au monde je ne céderais ma place
La plage est mon royaume, jamais je ne m'en lasse.

Des pêcheurs à la ligne traquent le bar dans les rouleaux,
La foule des grands jours est maintenant sur l'eau,
Bouées, planches à voile, pédalos, matelas pneumatiques,
La mer nous offre une infinie panoplie de jeux aquatiques.

Je crois que je vais encore m'offrir une petite sieste
Avant de rejoindre cette cohue et son intérêt manifeste
Pour tous ces loisirs divers et variés,
L'apanage de la plage et des vacances d'été.


Georges Orfila (poesie.webnet)




















jeudi 7 juin 2018

Broderie hortensias




J'ai brodé des hortensias (une fleur que j'aime beaucoup et qui est très courante en Bretagne) sur une toile de lin écrue, d'après une des grilles "études botaniques" de Véronique Enginger, trouvée dans la revue de fil en aiguille d'octobre 2009. 
ça a été très long à broder, car il y a énormément de changement de nuances de rose

J'ai monté ma broderie dans un plateau vitré(40cm/40cm) pour poser sur ma table de salon





                   Les hortensias

Les fleurs semblables aux ailes ouvertes d'un papillon
Se rassemblent en essaim pour former une sphère
A l'image du volcan qui entre en éruption
Ou d'une société mise en ébullition
Les fleurs gonflées de sève explosent avec panache
Allant du rose pâle au rouge vermillon
Et du bleu délavé jusqu'au bleu outremer


Alain Hannecart 


Bonne journée !










lundi 4 juin 2018

Aubépine


MITOU m'avait envoyé un calendrier de 12 marque-pages fleuris. En voici un aujourd'hui, avec l'aubépine


et sans le calendrier



Merci Mitou !



                    La fée des aubépines


Poussez en grappes, petits et verts, jolis bourgeons ;
Le soleil va briller de plus en plus chaudement :
Bientôt mes rameaux d'aubépine disparaîtront
Sous un duveteux habit blanc.

Admirez la haie toute blanche, vision magique,
Sentez comme mon parfum délicieux se répand ;
Voyez donc, partout où paraît ma blancheur féerique,
L'été remplace le printemps.

Cicely Mary Barker




Fée des aubépines C.M.Barker








jeudi 31 mai 2018

Arbre à clafoutis


Quelques fruits pour faire de bons clafoutis, des tartes, ou pour manger nature !





Trois cerises rouges
Tout en haut d'un cerisier
Se balancent
Se balancent...
Je ne peux pas les attraper...


Trois groseilles rouges
Pendues à leur groseillier
Se balancent
Se balancent... 
Le pinson les a gobées...

Trois petites fraises rouges

Bien cachées sous les fraisiers
Pas de chance
Pas de chance !
L'escargot les a sucées !

Trois framboises rouges
Dressées sous leurs framboisiers
Je m'avance
Je m'élance...
C'est moi qui vais les manger !

Elisabeth Ayanidès



Bon appétit !











lundi 28 mai 2018

puzzle


Voici 3 marque-pages de femmes au fil du temps



qu'il faut assembler pour reconstituer le puzzle



                             Vere novo

Comme le matin rit sur les roses en pleurs !
Oh ! les charmants petits amoureux qu'ont les fleurs !
Ce n'est dans les jasmins, ce n'est dans les pervenches
Qu'un éblouissement de folles ailes blanches
Qui vont, viennent, s'en vont, reviennent, se fermant,
Se rouvrant, dans un vaste et doux frémissement.
O printemps! quand on songe à toutes les missives
Qui des amants rêveurs vont aux belles pensives,
A ces coeurs confiés au papier, à ce tas
De lettres que le feutre écrit au taffetas,
Au message d'amour, d'ivresse et de délire
Qu'on reçoit en avril et qu'en mai l'on déchire,
On croit voir s'envoler, au gré du vent joyeux,
Dans les prés, dans les bois, sur les eaux, dans les cieux,
Et rôder en tous lieux, cherchant partout une âme,
Et courir à la fleur en sortant de la femme,
Les petits morceaux blancs, chassés en tourbillons
De tous les billets doux, devenus papillons. 


Victor Hugo

















vendredi 25 mai 2018

Fête des mères


Ce week-end, nous fêtons les mamans







                         À ma mère


Lorsque ma sœur et moi, dans les forêts profondes,
Nous avions déchiré nos pieds sur les cailloux,
En nous baisant au front tu nous appelais fous,
Après avoir maudit nos courses vagabondes.


Puis, comme un vent d’été confond les fraîches ondes
De deux petits ruisseaux sur un lit calme et doux,
Lorsque tu nous tenais tous deux sur tes genoux,
Tu mêlais en riant nos chevelures blondes.


Et pendant bien longtemps nous restions là blottis,
Heureux, et tu disais parfois : Ô chers petits.
Un jour vous serez grands, et moi je serai vieille !


Les jours se sont enfuis, d’un vol mystérieux,
Mais toujours la jeunesse éclatante et vermeille
Fleurit dans ton sourire et brille dans tes yeux.



Théodore de Banville





                  Bonne fête à toutes les mamans !






mardi 22 mai 2018

Printemps à Trévarez


Je vous parle régulièrement du château de Trévarez. A chaque saison, son parc est différent. Je vous l'ai déjà montré en été avec ses hortensias, avec ses couleurs d'automne, et à Noël avec ses décorations.

Au printemps, le parc est coloré par une multitude de camélias, d'azalées et de rhododendrons. 

Un beau rhodo nous accueille dès l'entrée



D'autres couleurs 





Les azalées




 Les camélias







 Et un magnolia achevait sa floraison




Bonne journée !











jeudi 17 mai 2018

broderie coquelicots


J'ai eu une belle surprise dans ma boite aux lettres cette semaine. Cette enveloppe a beaucoup voyagé entre la Lorraine et la Bretagne pendant quelques mois, mais est finalement arrivée à bon port !

MITOU m'a beaucoup gâtée !

Une superbe serviette brodée


avec une jolie carte et un calendrier de 12 marque-pages fleuris !



Je vous montrerai bien sûr ces jolies fleurs en marque-pages plus tard dans mes articles

Merci Mitou !




En attendant, je vous montre une fleur brodée :



Après le marque-page brodé mimosas, j'ai brodé le marque-page coquelicots, toujours d'après une grille gratuite de LULI






                                          Le coquelicot


Avec l'or des renoncules rivalise l'éclat des coquelicots. Dans les prés, les talus, le blé vert, le coquelicot embrase sa tête pourpre. Cocorico ! Coquelicot ! L'écho les confond en fier coq également : les deux se pavanent tout autant.

Sa vanité l'a d'ailleurs frappé d'une touche de damnation. Auréolé de sa brillante et rouge corolle, il se voulait le plus beau, le plus royal, celui sur qui le regard fasciné se pose et, ébloui, chavire. Il voulait éteindre l'azur du bleuet, ternir le frais rayonnement des marguerites, souffler les lampions de la digitale, et tirait son col si haut par-dessus les autres que le Diable en promenade, de loin, l'aperçut et s'approcha pour admirer de plus près cette fleur si semblable aux flammes dansantes de chez lui.

Le Diable, tout en cornes, puant de suie, de soufre, était reconnaissable, le coquelicot aurait du se méfier. Mais, tout au contraire, grisé d'orgueil par l'intérêt qu'on lui portait, au lieu de sagement, d'humblement s'encapuchonner, s'enfouir, il se gonfle, s'étale, fait la roue, s'expose davantage.

Et Dieu, qui de là-haut contemple son manège, entre dans une telle colère qu'il laisse le Diable le toucher et imprimer au fond de sa corolle la marque noire des ses doigts répugnants.

C'est pour cette raison que le coquelicot, malgré sa belle robe rouge, a le coeur noir, et que ses pétales fanent vite dès qu'on le cueille.


Livre "L'elféméride, le grand légendaire des saisons, l'été" de Pierre Dubois et Xavier Hussön