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jeudi 17 mai 2018

broderie coquelicots


J'ai eu une belle surprise dans ma boite aux lettres cette semaine. Cette enveloppe a beaucoup voyagé entre la Lorraine et la Bretagne pendant quelques mois, mais est finalement arrivée à bon port !

MITOU m'a beaucoup gâtée !

Une superbe serviette brodée


avec une jolie carte et un calendrier de 12 marque-pages fleuris !



Je vous montrerai bien sûr ces jolies fleurs en marque-pages plus tard dans mes articles

Merci Mitou !




En attendant, je vous montre une fleur brodée :



Après le marque-page brodé mimosas, j'ai brodé le marque-page coquelicots, toujours d'après une grille gratuite de LULI






                                          Le coquelicot


Avec l'or des renoncules rivalise l'éclat des coquelicots. Dans les prés, les talus, le blé vert, le coquelicot embrase sa tête pourpre. Cocorico ! Coquelicot ! L'écho les confond en fier coq également : les deux se pavanent tout autant.

Sa vanité l'a d'ailleurs frappé d'une touche de damnation. Auréolé de sa brillante et rouge corolle, il se voulait le plus beau, le plus royal, celui sur qui le regard fasciné se pose et, ébloui, chavire. Il voulait éteindre l'azur du bleuet, ternir le frais rayonnement des marguerites, souffler les lampions de la digitale, et tirait son col si haut par-dessus les autres que le Diable en promenade, de loin, l'aperçut et s'approcha pour admirer de plus près cette fleur si semblable aux flammes dansantes de chez lui.

Le Diable, tout en cornes, puant de suie, de soufre, était reconnaissable, le coquelicot aurait du se méfier. Mais, tout au contraire, grisé d'orgueil par l'intérêt qu'on lui portait, au lieu de sagement, d'humblement s'encapuchonner, s'enfouir, il se gonfle, s'étale, fait la roue, s'expose davantage.

Et Dieu, qui de là-haut contemple son manège, entre dans une telle colère qu'il laisse le Diable le toucher et imprimer au fond de sa corolle la marque noire des ses doigts répugnants.

C'est pour cette raison que le coquelicot, malgré sa belle robe rouge, a le coeur noir, et que ses pétales fanent vite dès qu'on le cueille.


Livre "L'elféméride, le grand légendaire des saisons, l'été" de Pierre Dubois et Xavier Hussön