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Bienvenue chez moi.
Je vous y montre mes collections diverses, et les poésies et contes que j'aime.
N'hésitez pas à me laisser vos commentaires.
Vous pourrez voir mes collections et broderies déjà publiées sur mon ancien blog ICI

lundi 20 novembre 2017

Femmes

 

ERATO m'avait envoyé plusieurs marque-pages de l'illustratrice Gaëlle Boissonnard, dont j'aime beaucoup les dessins

Je vous en ai déjà montré un ICI

en voici 2 autres

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





Merci erato !

 

Une allée du Luxembourg

 

Elle a passé, la jeune fille
Vive et preste comme un oiseau
À la main une fleur qui brille,
À la bouche un refrain nouveau.

C'est peut-être la seule au monde
Dont le coeur au mien répondrait,
Qui venant dans ma nuit profonde
D'un seul regard l'éclaircirait !

Mais non, - ma jeunesse est finie ...
Adieu, doux rayon qui m'a lui, -
Parfum, jeune fille, harmonie...
Le bonheur passait, - il a fui !

 

Gérard de Nerval 

 


carte Gaëlle Boissonnard









jeudi 16 novembre 2017

Broderie petit garçon


Je vous présente aujourd'hui un petit garçon "Hummel" brodé il y a déjà quelque temps sur une toile murano 12 fils




au début


Une fois finie



J'ai trouvé un cadre, et hop, je l'ai accroché dans la chambre où dorment mes petits-enfants




  L'enfant et l'oiseau


L'enfant dit à l'oiseau :
-Voici des graines,
Voici de l'eau.
Je n'ai rien d'autre à vous offrir,
Car je ne suis pas reine. 

L'oiseau répondit à l'enfant :
-Voici pour vous, mon simple chant.
Il ne s'élève pas très haut.
Je n'ai rien d'autre à vous offrir,

Car je ne suis qu'un oiseau.

Le soleil brillait sur la neige, 
Pour l'enfant et pour l'oiseau.
Amour, que la joie est légère !

Amour, comme le monde est beau !


Armand Bernier




Bonne journée !










lundi 13 novembre 2017

Mil et sorgho

Un marque-page reçu de NICOLE


(Cliquez sur l'image si vous voulez lire le texte)



Merci Nicole !



 
 
Attention aux orphelins


Autrefois, dans le village de Gani-Gawané, les orphelins étaient rejetés et abandonnés. Selon cette triste habitude, une année, à l’approche de la saison des pluies, le petit Adamou fut emmené dans une brousse lointaine parce que personne ne voulait plus s’occuper de lui : un de ses oncles qui l’avait recueilli après la mort de ses parents et l’avait élevé presque dix ans, mourut lui aussi et sa veuve avait beaucoup de mal à élever ses propres enfants. Le chef du village à qui elle avait fait appel décida donc d’abandonner le petit Adamou.

Ainsi l’enfant se retrouva-t-il seul, parmi les animaux sauvages, à des lieues du village le plus proche. Comme par miracle, il trouva une grotte et s’y cacha. Or, grâce à Dieu, dans le fond de cette grotte, on avait caché, sans doute pour les protéger des razzias, des vivres les plus divers : de la viande séchée, des sacs emplis de niébé et tout ce qu’il lui fallait pour vivre. Dans la brousse épaisse qui l’entourait, Adamou put ainsi éviter la mort à laquelle il était destiné. Il apprit à éviter les animaux sauvages, sut bientôt faire des pièges et se distraire en regardant les ombres, les nuits de pleine lune. Mais nuit et jour aussi, il maudissait les habitants du village qui l’avaient abandonné. Il souhaitait pour eux les pires catastrophes dont il avait entendu les anciens parler : les pluies qui noyaient les récoltes, ou au contraire, la sécheresse, ou encore, les invasions de sauterelles. 


Ses malédictions furent efficaces. Ainsi, des semaines, des mois passèrent sans qu’une goutte d’eau ne tombe à Gani-Gawané. La tristesse y devenait pesante car ni le manioc, ni le niébé, ni le sorgho ne germaient dans les terres qu’on avait ensemencées et la perspective de la famine accablait grands et petits.

Au contraire, les pluies de l’hivernage avaient arrosé tous les villages alentour, partout, les paysans s’apprêtaient déjà à des récoltes abondantes, les greniers allaient déborder. La bonne fortune des villages voisins augmentait encore la tristesse et le découragement à Gani-Gawané. On ne savait plus à quel génie se vouer et bientôt, il fallut aller dans les villages voisins quémander jusqu’au moindre grain de mil ou de sorgho. Nulle part, on n’était disposé à aider un village qu’on considérait comme maudit.

Les bergers de Gani-Gawané eux-mêmes, durent beaucoup s’éloigner pour trouver des pâturages encore verts. Un jeune berger à peine plus âgé qu’Adamou alla même jusqu’à s’approcher de la grotte perdue où l’orphelin avait trouvé refuge. Ses vaches paissaient paisiblement sur une étendue d’herbe bien verte proche de ces lieux quand l’une d’elle quitta le troupeau ; le petit berger la suivit et découvrit, tout étonné, au bas de la falaise où il se trouvait, une anfractuosité d’où sortait le son d’une voix humaine. 

Prêtant l’oreille, il fut stupéfait d’entendre ces mots :
« Habitants de Gani-Gawané, maudits soyez-vous qui m’avez abandonné loin des hommes. Je suis seul loin de tout et sans la nourriture que je retire du fond de cette grotte, je n’aurais pu survivre à cet abandon. Que vos semences se noient sous les pluies d’hivernage, que la sécheresse fasse mourir les jeunes pousses, que les sauterelles dévorent ce qui reste sur pied. Puissent vos enfants en périr puisque vous ne faites pas l’effort de prendre soin des orphelins. Et toi, génie de cette grotte, fais que cette malédiction se réalise ! »

Le berger comprit bien vite qui parlait, il se souvenait d’Adamou dont il avait partagé les jeux et le reconnut vite comme l’auteur de ces malédictions.
Abandonnant sur le champ son troupeau, il courut au village informer le chef de ce qu’il venait de découvrir. Ce dernier n’eut pas de peine à reconnaître ses torts et appela le sorcier qui s’empressa de supplier le génie de la grotte. Pendant ce temps, tous les hommes du village se rendirent en cortège auprès d’Adamou et le ramenèrent bien vite à Gani-Gawané. Le chef du village le prit dans sa maison où il fut accueilli comme l’un de ses fils. Une grande pluie s’abattit aussitôt sur le village.

C’est depuis ce jour que les orphelins sont traités avec soin et amour à Gani-Gawané.


Les contes pour enfants du monde (contes.biz)











jeudi 9 novembre 2017

Automne à Trévarez


Quelques photos d'automne dans le parc du château de Trévarez, par une belle journée des vacances de la Toussaint.




Belle surprise pendant notre balade ! C'est la 1ère fois que j'en vois dans le coin 



La prochaine fois que je vous parlerai de Trévarez, ce sera après Noël, car comme tous les ans, je partagerai les animations de Noël du parc et du château. Cette année, le thème sera Alice au pays des merveilles.

Pour vous en donner un avant goût, voici le texte d'introduction donné sur le site du château :

"Il se murmure que l’histoire véritable d’Alice aux pays des merveilles serait inspirée des séjours d’une petite fille à Trévarez ! Alice, la vraie, y passait ses vacances, le château et le parc étant des terrains d'exploration et de rencontre d'étranges personnages qu'elle s'empressait de raconter à ses parents de retour chez elle, sous l'oreille attentive d'un certain Lewis Carrol... Ce n’est que bien plus tard qu’Alice découvrit que le récit de ses aventures bretonnes avait été publié par celui-ci en Angleterre"




                    Rendez-vous en 2018 pour la suite !









lundi 6 novembre 2017

Paquebot


DANIELLE m'a envoyé ce marque-page




Merci Danielle !




                                          Paquebot


L'Atlantique est là qui, de toutes parts, s'est généralisé depuis quinze jours,
avec son sel et son odeur vieille comme le monde,
qui couve, marque les choses du bord,
s'allonge dans la chambre de chauffe, rôde dans la soute au charbon,
enveloppe ce bruit de forge, s'annexe sa flamme si terrestre,
entre dans toutes les cabines,
monte au fumoir, se mêlant aux jeux de cartes,
se faufilant entre chaque carte,
si bien que tout le navire,
et même les lettres qui sont dans les enveloppes cinq fois cachetées de rouge au fond des sacs postaux,
tout baigne dans une buée, dans une confirmation marine,
comme ce petit oiseau des îles dans sa cage des îles....



Jules Supervielle 








mercredi 1 novembre 2017

Toussaint

 En ce jour de Toussaint, je partage avec vous ce poème




            Il restera de toi


Il restera de toi ce que tu as donné
Au lieu de le garder dans des coffres rouillés.
Il restera de toi, de ton jardin secret,
Une fleur oubliée qui ne s'est pas fanée. 
Ce que tu as donné 
En d'autres fleurira.
Celui qui perd sa vie
Un jour la retrouvera.

Il restera de toi ce que tu as offert
Entre tes bras ouverts un matin au soleil.
Il restera de toi ce que tu as perdu,
Que tu as attendu plus loin que tes réveils.
Ce que tu as souffert
En d'autres revivra.
Celui qui perd sa vie
Un jour la retrouvera.

Il restera de toi une larme tombée,
Un sourire germé sur les yeux de ton coeur.
Il restera de toi ce que tu as semé,
Que tu as partagé aux mendiants du bonheur.
Ce que tu as semé
En d'autre germera.
Celui qui perd la vie
Un jour la retrouvera.


Michel Scouarnec (prêtre du diocèse de Quimper, écrivain, auteur-compositeur) 








 

jeudi 26 octobre 2017

Feuilles d'automne


Lors de mes promenades autour de chez moi, j'ai ramassé quelques jolies feuilles, châtaignes et autres tombés par terre.

Certaines feuilles mises dans un petit vase



Et comme dans mes réserves, j'avais quelques décos d'Halloween du temps où mes enfants étaient plus jeunes, avec les feuilles restantes, j' ai fait cette composition automnale.





                 

            Matin d'octobre

C'est l'heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
A travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.

Leur chute est lente. On peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L'érable à sa feuille de sang.

Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des arbres dépouillés :
Mais ce n'est pas l'hiver encor.

Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l'air tout rose,
On croirait qu'il neige de l'or.

François Coppée



Bonne journée !







lundi 23 octobre 2017

Fée ondine



Voilà longtemps que je ne vous avais pas parlé de fées. J'ai reçu il y a un moment ce marque-page de fée des ondes de CHARMILLE




Merci Charmille !




                                  Procession d'ondines


Séduisantes, féeriques et un peu coquines, les ondines de la Mare sont aimées de la plupart des lutins...et détestées de leurs femmes ! 
Nues et pas plus hautes qu'un petit caillou, elles se prélassent dans les eaux troubles et passent leur journée à jouer et à batifoler, quand elles ne charment pas les marins et les curieux qui s'approchent d'un peu trop près. On dit que celui qui tombe sous leur coupe passe la nuit la plus extraordinaire de sa vie...et vieillit de cinquante ans. 

J'ai discuté avec un vieux lutin retraité de la police montée. Il m'affirme que c'est ce qui lui est arrivé. Une ondine l'a entraîné dans sa maison flottante, à l'abri des ajoncs, et c'est à peu près tout ce dont il se souvient. Ça et une chanson merveilleuse qu'il n'a jamais oubliée et qui le fait pleurer à chaque fois qu'il essaie de la chanter.


On trouve des ondines aux chevelures violacées, orangées, vert-de-gris ou parfois blanches comme neige. Il paraît qu'à chaque couleur correspond une personnalité particulière et une façon de séduire. Il y a la femme qui veut être protégée, la déesse inaccessible, la charmeuse au rire de cristal, etc. Quelle couleur correspond à quoi ? Oh, il faudrait demander ça à mon ami retraité !

On prétend que les ondines adorent les objets perdus par les grands, comme les bijoux, les lacets, les poupées, ou même des mèches de cheveux volées à une petite fille endormie. 

Leur faire un tel cadeau, c'est s'éviter, je crois, une histoire d'amour très compliquée, et qui risque de mal finir !


Livre "le grimoire des fées&lutins et autres minuscules créatures"  de Fabrice Colin et André-François Ruaud















vendredi 20 octobre 2017

Danseuse





                              L'étoile


Quand arrive le soir c’est elle qui s’affiche
Elle épate la rue dans sa tenue d’artiste
Son corps est frémissant ses doigts sont teints de sang
Sans que l’on sache ses bras se mettent en mouvement
S’écartent se rejoignent étreignent un corps absent
Son corps soudain s’anime s’élance comme une flamme
Elle virevolte s’enivre récolte des bravos
Elle semble suivre un axe mimant la terre ronde
Et franchissant l’espace elle danse comme une onde


Alain Hannecart













mardi 17 octobre 2017

Espagne


Fabienne, qui habitait à l'époque en Espagne, m'avait envoyé régulièrement il y a déjà longtemps, plein de marque-pages d'Espagne.
Je les ai tous publiés ici ou dans mon ancien blog(ICI) sauf ces 5 derniers. 
Si elle passe par ici, car elle n'a plus de blog, je la remercie encore vivement de tous ces marque-pages


Un de Madrid


Et quatre marque-pages de tableaux se trouvant au musée Thyssen de Madrid

































                           Un conte espagnol pour les accompagner

 
Qu'on s'imagine la situation d'une famille dont les quatre fils prétendent à la main de la même jeune fille ! Et celle-ci, belle comme le jour, n'aurait pu dire qui elle préférait, de Manolo ou de Pépé, de Juan ou de Paco. Son extrême jeunesse était peut-être la cause de son embarras. Une fois, pourtant, le parfum d'une rose rouge qu'elle avait posée sur ses genoux lui inspira une idée originale.

-"Allez par le monde, dit-elle aux quatre jouvenceaux, et j'appartiendrai à qui me rapportera une des plus belles choses qui existent sur terre."

Il y a maintes merveilles dans le monde; et il s'agissait, pour chacun des frères rivaux, de découvrir la plus belle et de remporter la victoire. Ils se séparèrent sur une colline. Manolo, l'aîné, se dirigea vers le nord; Pépé, à travers le désert, s'en alla à la rencontre du soleil, et Juan porta ses pas vers le couchant. Quant à Paco, le cadet, il se dit qu'il y avait eu autrefois, en Orient, des choses merveilleuses, et qu'il conviendrait de s'y rendre par mer.
 
Le voyage de l'aîné fut court. Au bout de quelques jours, il atteignit une ville et, alors qu'il déambulait parmi des gens affairés, quelqu'un le saisit par le bras et lui murmura: 

-"Suis-moi discrètement et tu trouveras la merveille que tu désires."

L'étranger le conduisit, après maints détours, dans une maison où ils virent un gigantesque miroir qui recouvrait une paroi tout entière. Le jeune homme pensa: 

-"Mon père, qui a parcouru le monde, n'a jamais vu un tel miroir. A propos, que fait-il en ce moment ? Comment se porte-t-il ? Ses affaires marchent elles bien ?"

 Alors qu'il se posait toutes ces questions, un scintillement se produisit à la surface du miroir. Le père apparut et dit fort distinctement : 

-"Oui, c'est moi, et je me porte très bien!"

 A peine Manolo était-il revenu de sa surprise que l'homme lui proposa : 

-"Sers-moi une demi-année et je te donnerai un petit miroir qui jouira des mêmes propriétés. N'est-ce pas là une merveille ?"

Manolo accepta ces conditions et servit l'étranger pendant six mois.

Pépé était parvenu, lui aussi, dans une ville. Là, comme pour Manolo, un étranger le saisit par le bras et lui fit voir un magnifique tapis qu'il déroula et étendit sur le sol. 

-"Achète-le, lui conseilla-t-il, car c'est un tapis volant. N'est-ce pas là un objet merveilleux ?"

Ils s'assirent sur le tapis pour en faire l'essai, et, comme une flèche, filèrent sur Constantinople et Bagdad. Le tapis était, il est vrai, horriblement cher, mais Pépé par bonheur avait assez d'argent sur lui. Il l'acheta donc et vogua avec ravissement dans les airs.

Juan, le troisième, arriva dans une ville un jour de marché. On entendait de tous côtés le piaillement des volailles et cela sentait bon les fruits mûrs. Partout les vendeurs exposaient leur marchandise et Joan s'arrêta devant un étalage de pommes qui lui dirent en clignant des yeux :

-"Achète-nous, achète-nous donc !"

La marchande, une paysanne, prit le jeune homme à l'écart et lui murmura : 

-"Ce sont là des pommes comme on n'en voit nulle part. Il suffit à un malade d'y mordre pour être aussitôt guéri. Mes pommes sont certainement la merveille que tu cherches."

-"Oh ! donne-m'en une, supplia Juan, une seule, toi qui en as une centaine, et je ramènerai ta charrette à la ferme. "

La paysanne y consentit.

Quand le temps fut venu, les trois frères se rencontrèrent sur la colline où ils s'étaient séparés. Seul Paco, le plus jeune, n'était pas encore là. Manolo sortit alors son petit miroir, l'agita, et voici que Paco y apparut et dit : 

-"Ne m'attendez pas, car ce que j'apporte est lourd et je n'avance que lentement. "

Finalement, Manolo eut l'idée de regarder dans son miroir ce qui se passait à la maison. Il agita de nouveau le miroir et celui-ci brilla clair dans le soleil. Mais que virent-ils ? Hélas ! Dans un lit blanc gisait la jeune fille, malade à mourir, la belle enfant pour qui ils s'étaient mis en quête de merveilles. Et c'est leur propre père qui, par le truchement du miroir, les suppliait: 

-"Revenez, mes enfants, elle se meurt !"

C'était le moment ou jamais pour Pépé d'utiliser son tapis volant. Il l'étendit. Tous trois y prirent place et Juan tira la pomme de sa poche. Le carrosse aérien fila comme une flèche et les amena à destination. La jeune fille goûta la pomme et fut aussitôt guérie. 

-"Je vous rends grâce, dit-elle, mais je ne puis prendre pour mari aucun de vous, car vous prétendez tous les trois que c'est à votre merveille que je dois la vie : le miroir qui vous a appris que j'étais malade, le tapis qui vous a si rapidement transportés et la pomme à laquelle je viens de mordre." 

Paco arriva enfin tout essoufflé car il rapportait d'Orient un très beau rosier. Et c'est dans le parfum enivrant des roses que la jolie fille embrassa le plus jeune des quatre frères et qu'elle dit en souriant: 

-"Une seule de ces roses est la plus magnifique des merveilles... et d'ailleurs, c'est Paco que j'ai toujours le mieux aimé !" 

On pensera qu'elle aurait bien pu le dire tout de suite. Oui, mais, dans ce cas, que serait devenu notre conte ?


Contes et légendes d'Espagne (contes d'ici et d'ailleurs)