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Bienvenue chez moi.
Je vous y montre mes marque-pages, mes broderies, quelques photos, et les poésies et contes que j'aime.
N'hésitez pas à me laisser vos commentaires.
Vous pourrez voir mes collections diverses et broderies déjà publiées sur mon ancien blog ICI

lundi 17 mai 2021

Jean de La Fontaine

 

Jean de La Fontaine est né il y a 400 ans en 1621, et décédé en 1695. C'est un poète français moraliste connu principalement pour ses fables. On lui doit également des contes, des poèmes divers, des pièces de théâtre et des livres d'opéra.

 


Je vous présente aujourd'hui un puzzle de cinq marque-pages sur les fables de La Fontaine. 


le chêne et le roseau
la grenouille et le boeuf


le chat, la belette et le petit lapin


le loup et le chien


le renard et la cigogne


Les cinq réunis



Le chat, la belette et le petit lapin


Du palais d'un jeune Lapin
Dame Belette un beau matin
S'empara ; c'est une rusée.
Le Maître étant absent, ce lui fut chose aisée.
Elle porta chez lui ses pénates un jour
Qu'il était allé faire à l'Aurore sa cour,
Parmi le thym et la rosée.
Après qu'il eut brouté, trotté, fait tous ses tours,
Janot Lapin retourne aux souterrains séjours.
La Belette avait mis le nez à la fenêtre.
O Dieux hospitaliers, que vois-je ici paraître ?
Dit l'animal chassé du paternel logis :
O là, Madame la Belette,
Que l'on déloge sans trompette,
Ou je vais avertir tous les rats du pays.
La Dame au nez pointu répondit que la terre
Etait au premier occupant.
C'était un beau sujet de guerre
Qu'un logis où lui-même il n'entrait qu'en rampant.
Et quand ce serait un Royaume
Je voudrais bien savoir, dit-elle, quelle loi
En a pour toujours fait l'octroi
A Jean fils ou neveu de Pierre ou de Guillaume,
Plutôt qu'à Paul, plutôt qu'à moi.
Jean Lapin allégua la coutume et l'usage.
Ce sont, dit-il, leurs lois qui m'ont de ce logis
Rendu maître et seigneur, et qui de père en fils,
L'ont de Pierre à Simon, puis à moi Jean, transmis.
Le premier occupant est-ce une loi plus sage ?
- Or bien sans crier davantage,
Rapportons-nous, dit-elle, à Raminagrobis.
C'était un chat vivant comme un dévot ermite,
Un chat faisant la chattemite,
Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,
Arbitre expert sur tous les cas.
Jean Lapin pour juge l'agrée.
Les voilà tous deux arrivés
Devant sa majesté fourrée.
Grippeminaud leur dit : Mes enfants, approchez,
Approchez, je suis sourd, les ans en sont la cause.
L'un et l'autre approcha ne craignant nulle chose.
Aussitôt qu'à portée il vit les contestants,
Grippeminaud le bon apôtre
Jetant des deux côtés la griffe en même temps,
Mit les plaideurs d'accord en croquant l'un et l'autre.
Ceci ressemble fort aux débats qu'ont parfois
Les petits souverains se rapportant aux Rois.

 

Jean de La Fontaine

 


 

 

 

 

 

 

jeudi 13 mai 2021

Fenêtres bretonnes

 

Je continue avec le calendrier marque-pages bretons envoyé par MITOU, avec aujourd'hui de jolies fenêtres de chaumières bretonnes, sur celui du mois de mai, auquel je rajoute celui du mois de décembre  (étant aussi une fenêtre et qu'en décembre, je publie des articles de Noël)

 


 

 


 

 

Merci Mitou !


Je ne sais si vous êtes comme moi, mais parfois, comme Baudelaire, j'imagine aussi la vie qui peut se passer derrière les fenêtres.

 

                                         Les fenêtres

Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n’est pas d’objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu’une fenêtre éclairée d’une chandelle. Ce qu’on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie.

Par delà des vagues de toits, j’aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec son geste, avec presque rien, j’ai refait l’histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant.
Si c’eût été un pauvre vieux homme, j’aurais refait la sienne tout aussi aisément.
 
Et je me couche, fier d’avoir vécu et souffert dans d’autres que moi-même.
 
Peut-être me direz-vous : " Es-tu sûr que cette légende soit la vraie ? " Qu’importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m’a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que je suis ? 


Charles Baudelaire (Petits poèmes en prose)

 

 



 

 

 

 

 

 

lundi 10 mai 2021

Fleurs de cerisiers


Je reprends le chemin de la blogosphère. J'ai bien profité de ma fille et de ses 2 petits bouts. Que du bonheur ! Le petit, dont on a fêté les 1 an, retrouve sa nounou cette semaine, et son grand frère la maternelle. La maison est bien calme et vide !
Ils me manquent déjà. Quel dommage qu'ils n'habitent pas plus près !

 


Quelques fleurs de saison

 

 

                      Cerisiers

 

Nous irons au printemps par les jardins
Regarder fleurir les cerisiers
Blancs et ronds comme des bouquets de mariées
Nous sentirons leur parfum au matin
Quand le soleil réchauffe les gouttes de rosée
Ils ont l'odeur poivrée
Du pain d'épices et celle sucrée du miel
Nous parlerons aux abeilles qui viennent les butiner
Ils sont beaux contre le bleu du ciel
Tu me tiendras la main et nous irons
Dans les chemins voir fleurir le mai dans les haies
Et les fleurs au rose si pâle de l'églantier

 

Laure Bachelier (poesie.webnet) 

 


                                Bonne semaine !




 

 

 

jeudi 29 avril 2021

Le muguet du 1er mai

 

Je serai moins disponible cette semaine et la semaine prochaine pour passer faire une visite chez les blogueuses, devant m'occuper de mes 2 petits-fils nantais, la nounou étant indisponible. Ma fille est venue chez moi, avec son attestation garde d'enfants, et pendant qu'elle télé-travaille, je m'occupe de mes petits bouts.

 

Mais comme le week-end prochain, c'est le 1er mai
cette petite fée brodée m'accompagne pour vous souhaiter plein de bonheur !


Brodée sur une toile murano d'après une grille gratuite trouvée il y a déjà longtemps sur le blog de chezmounette.blogspot.com

 



Le muguet du premier mai

Il sort le bout de son nez
Quand arrive le mois de mai.

Le muguet, le muguet,
Le muguet du premier mai.

On le cueille dans la forêt
Pour en faire un gros bouquet.

Il est toujours bien venu
Et fleurit au coin des rues.

C'est un vrai porte-bonheur
C'est la plus jolie des fleurs.

Je l'ai mis dans le salon
Il parfume la maison.

Le muguet, le muguet,
Le muguet du premier mai.

Anny et Jean-Marc Versini

 


                                              Joyeux  1er mai !


 

 

 


jeudi 22 avril 2021

Bretonne et Breton


En 2017, avait eu lieu au musée  breton de Quimper, une exposition sur de vieilles affiches touristiques bretonnes. Ces deux marque-pages sont tirés de deux de ces affiches

 

La bretonne, de la région de Douarnenez (recto-verso)


 

l'affiche



le breton (recto-verso)



l'affiche




                                           L'alliance

Bréhat, ses falaises et ses rochers de granit rouge, Bréhat découpée par la mer dans une langue de terre.
Une femme sur la falaise. Elle regarde au loin les récifs déchirés, luttant contre l'écume. Elle songe à son mari. Cela fait si longtemps qu'il est parti !
Parfois, les larmes lui viennent aux yeux. Elle ne veut pas que la mer le lui prenne, elle veut qu'il revienne, parce qu'elle l'aime, elle l'aime plus que tout au monde.

Ses voisines tentent de la raisonner :
-Rester sur la falaise, dans le vent et le froid, ne fera pas revenir ton mari plus vite, Marie.

Mais Marie Cornic n'écoute pas. Elle n'entend que le vent et la mer. La mer et le vent.
-Rentre chez toi Marie. Attendre n'est point bon. Il faut t'occuper et ne penser à rien.

Ne penser à rien, Marie ne pourrait pas. Son époux demeure au fond de son coeur, et elle ne sait que prier en l'attendant. Chaque matin, elle se rend à la messe, pour supplier Dieu de protéger son époux, chaque soir, elle va sur la falaise, pour demander à la mer de le lui ramener.

-Tu aimes trop ton mari, lui dit sa mère, ce n'est pas raisonnable. Il faut savoir ne point trop s'attacher, pour supporter l'existence.
La mère le sait, elle qui a vu écrire sur le monument des "péris en mer" le nom de ses deux garçons en-dessous de celui de leur père. Marie hoche la tête et ne répond pas.

Une nuit, Marie se réveille en sursaut au son des cloches. Mon Dieu, se dit-elle, je suis en retard à la messe.
Elle saute de son lit et s'habille vivement, puis elle court vers l'église. Elle ouvre la porte et s'arrête, stupéfaite : la nef est pleine de monde.

Marie a honte d'être arrivée si tard. Elle se glisse au dernier rang, près d'une femme qu'elle n'a jamais vu, et se joint aux prières. Mais peu à peu, elle se sent mal à l'aise : tant de monde dans l'église, malgré le froid et la nuit ? Le prêtre qui dit la messe, elle ne le connait pas. Elle regarde autour d'elle, et ne voit pas un visage familier. Elle se sent un peu effrayée. Elle baisse la tête vers son missel et se met à prier.

Mais bientôt, il se fait un mouvement dans l'église. On entend des bruits métalliques. Le quêteur ! Le bruit, c'est celui des pièces sur le grand plateau d'argent. L'homme qui fait la quête se fraye un passage à travers la foule en criant :
-Pour l'Anaon ! Pour l'Anaon ! (les âmes du purgatoires)

Il approche de Marie, il va être là. Fébrilement, Marie fouille dans ses poches, mais elle ne trouve pas un sou : elle est partie si vite de chez elle qu'elle a oublié ses pièces.
-Pour l'Anaon, répète le quêteur d'un air menaçant.

Marie se sent très malheureuse. Elle ne connait pas ce quêteur, elle ignore qui il est. L'homme qui passe d'ordinaire avec le plateau ne lui ressemble pas du tout.
-J'ai...oublié de prendre de l'argent, souffle-t-elle.
-On ne vient pas à l'office sans obole pour les âmes défuntes, gronde le quêteur. Donnez ce que vous avez.
-Je...n'ai rien...bredouille Marie morte de honte.
-Vous avez votre alliance.

Affolée, les mains tremblantes, Marie retire son alliance et la pose sur le plateau. Puis elle se sent faiblir. Elle tombe à genoux et enfouit son visage dans ses mains.

C'est ainsi qu'à six heures du matin, le recteur la trouve, agenouillée en pleurs dans son église.
-Que faites- vous ici Marie ?
-Je...j'assiste à la messe, monsieur le recteur...

Et à travers ses larmes, elle regarde autour d'elle : l'église est vide, il n'y a plus personne.
Alors, elle raconte au recteur ce qui lui est arrivé.
-C'est un mauvais rêve, console-t-il, nous allons retrouver votre alliance.
Et comme il se redresse, il voit que l'alliance est posée sur l'autel. Sa main tremble un peu quand il la rend à Marie.
-Je vais prier, dit-il simplement.

Deux semaines plus tard, on apprit que le bateau sur lequel se trouvait l'époux de Marie avait disparu en mer, et qu'il n'y avait aucun survivant. Le naufrage s'était produit à l'heure de cette étrange messe. Et c'est au moment où le quêteur avait obligé Marie à déposer son alliance sur le plateau que l'homme qu'elle aimait remettait son âme à Dieu.

 

Livre "Contes traditionnels de Bretagne" Evelyne Brisou-Pellen












lundi 19 avril 2021

Tulipes

 


 Quelques tulipes aujourd'hui avec ce marque-page

 


 

                     La tulipe

Bel astre à qui je dois mon être et ma beauté,
Ajoute l'immortalité
A l'éclat non pareil dont je suis embellie;
Empêche que le temps n'efface mes couleurs;
Pour trône, donne-moi le beau front de Julie;
Et, si cet heureux sort à ma gloire s'allie,
Je serai la reine des fleurs.

Pierre Corneille

 


Je pensais aller voir début avril les champs de tulipes à la Torche (Je vous ai plusieurs fois parlé de ces cultures de jacinthes et tulipes dans le sable, qui donnent plein de champs colorés)

Mais le confinement m'a prise de court, et là aussi , c'est juste un peu plus loin que les 10 kms ! 

Aussi je vous montre quelques-unes de mes  anciennes photos des champs de tulipes



 Et pour le plaisir, un champ de jacinthes


                                           Bonne semaine !

 

 

 

 

 

jeudi 15 avril 2021

Broderie fruits

 

 


 

 LAURE m'avait envoyé ce kit de broderie pour mon anniversaire en janvier: un marque-page de fruits à broder

 


 


Merci Laure !


 

Et voilà, je l'ai brodé !

 

 

Un tissu était fourni pour le verso


 

 

      Prénoms et fruits

Pour amuser les enfants,
J'ai des fraises pour Thérèse,
Des cerises pour Maryse,
Des framboises pour Françoise,
Des oranges pour Solange,
Et des poires pour Victoire.

Pour Anne, j'ai des bananes,
Pour Line, des mandarines,
Pour Annette, des noisettes,
Pour Fortune, j'ai des prunes,
Et pour Benoit, j'ai des noix.

J'ai du raisin pour Alain,
Pour Léon, j'ai du melon,
Pour Rico, des abricots,
Pour Bruno, j'ai des pruneaux,
Et pour Jérôme, des pommes.

Pour les autres, je n'ai rien.
Partageons ! Ce sera bien !


Suzanne Walther-Siksou (poesie.webnet)

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lundi 12 avril 2021

Bénodet

 

Je vous ai montré dans le dernier article la rivière Odet, qui passe dans ma ville, Quimper, et se jette dans la mer à Bénodet. 



C'est l'occasion de publier mon marque-page de Bénodet, petite station balnéaire finistérienne de 4 000 habitants (l'hiver !)


recto


 verso


                 

                      Bénodet

Je vous aime ce soir où monte la marée
Bateaux de Bénodet à la voile azurée
Pêcheurs de Loctudy dont les filets d'azur
Se confondent avec la mer et le ciel pur
Cependant que l'Odet bleu comme une prière
Pâlit et que là-bas chaque phare s'éclaire

                      L'Odet
   Est la plus bleue et la plus claire
                     Rivière

Loin de la guerre atroce et des coups de canon
Bénodet ne sait pas celle-là qu'il préfère
La mer aux mille écueils ou sa tendre rivière
L'Odet plus douce encore que ne sonne son nom

Mais le temps passe il faudra bien que tu t'en ailles
Laissant Quimper et le Comté de Cornouailles

Guillaume Apollinaire

 

(Guillaume Apollinaire, sous-officier d'artillerie, a été grièvement blessé en 1917, et viendra à Bénodet pour sa convalescence en août 1917) 


la plage principale






l'embouchure de l'Odet


en face le petit port de Sainte Marine



le pont routier sur l'Odet et le port de plaisance



Les vedettes de l'Odet font le "voyage" sur l'Odet entre Quimper et Bénodet, et envoient aussi jusqu'aux iles des Glénans au large

 

Vous pouvez apercevoir les iles Glénans au large sur cette photo (clic sur la photo)



Malheureusement, la côte est maintenant à plus de 10 kms de mon rayon de sortie ! Pas de beaucoup, mais trop loin quand même ! 20kms ça aurait été bon !