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Bienvenue chez moi.
Je vous y montre mes marque-pages, mes broderies, quelques photos, et les poésies et contes que j'aime.
N'hésitez pas à me laisser vos commentaires.
Vous pourrez voir mes collections diverses et broderies déjà publiées sur mon ancien blog ICI
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jeudi 22 avril 2021

Bretonne et Breton


En 2017, avait eu lieu au musée  breton de Quimper, une exposition sur de vieilles affiches touristiques bretonnes. Ces deux marque-pages sont tirés de deux de ces affiches

 

La bretonne, de la région de Douarnenez (recto-verso)


 

l'affiche



le breton (recto-verso)



l'affiche




                                           L'alliance

Bréhat, ses falaises et ses rochers de granit rouge, Bréhat découpée par la mer dans une langue de terre.
Une femme sur la falaise. Elle regarde au loin les récifs déchirés, luttant contre l'écume. Elle songe à son mari. Cela fait si longtemps qu'il est parti !
Parfois, les larmes lui viennent aux yeux. Elle ne veut pas que la mer le lui prenne, elle veut qu'il revienne, parce qu'elle l'aime, elle l'aime plus que tout au monde.

Ses voisines tentent de la raisonner :
-Rester sur la falaise, dans le vent et le froid, ne fera pas revenir ton mari plus vite, Marie.

Mais Marie Cornic n'écoute pas. Elle n'entend que le vent et la mer. La mer et le vent.
-Rentre chez toi Marie. Attendre n'est point bon. Il faut t'occuper et ne penser à rien.

Ne penser à rien, Marie ne pourrait pas. Son époux demeure au fond de son coeur, et elle ne sait que prier en l'attendant. Chaque matin, elle se rend à la messe, pour supplier Dieu de protéger son époux, chaque soir, elle va sur la falaise, pour demander à la mer de le lui ramener.

-Tu aimes trop ton mari, lui dit sa mère, ce n'est pas raisonnable. Il faut savoir ne point trop s'attacher, pour supporter l'existence.
La mère le sait, elle qui a vu écrire sur le monument des "péris en mer" le nom de ses deux garçons en-dessous de celui de leur père. Marie hoche la tête et ne répond pas.

Une nuit, Marie se réveille en sursaut au son des cloches. Mon Dieu, se dit-elle, je suis en retard à la messe.
Elle saute de son lit et s'habille vivement, puis elle court vers l'église. Elle ouvre la porte et s'arrête, stupéfaite : la nef est pleine de monde.

Marie a honte d'être arrivée si tard. Elle se glisse au dernier rang, près d'une femme qu'elle n'a jamais vu, et se joint aux prières. Mais peu à peu, elle se sent mal à l'aise : tant de monde dans l'église, malgré le froid et la nuit ? Le prêtre qui dit la messe, elle ne le connait pas. Elle regarde autour d'elle, et ne voit pas un visage familier. Elle se sent un peu effrayée. Elle baisse la tête vers son missel et se met à prier.

Mais bientôt, il se fait un mouvement dans l'église. On entend des bruits métalliques. Le quêteur ! Le bruit, c'est celui des pièces sur le grand plateau d'argent. L'homme qui fait la quête se fraye un passage à travers la foule en criant :
-Pour l'Anaon ! Pour l'Anaon ! (les âmes du purgatoires)

Il approche de Marie, il va être là. Fébrilement, Marie fouille dans ses poches, mais elle ne trouve pas un sou : elle est partie si vite de chez elle qu'elle a oublié ses pièces.
-Pour l'Anaon, répète le quêteur d'un air menaçant.

Marie se sent très malheureuse. Elle ne connait pas ce quêteur, elle ignore qui il est. L'homme qui passe d'ordinaire avec le plateau ne lui ressemble pas du tout.
-J'ai...oublié de prendre de l'argent, souffle-t-elle.
-On ne vient pas à l'office sans obole pour les âmes défuntes, gronde le quêteur. Donnez ce que vous avez.
-Je...n'ai rien...bredouille Marie morte de honte.
-Vous avez votre alliance.

Affolée, les mains tremblantes, Marie retire son alliance et la pose sur le plateau. Puis elle se sent faiblir. Elle tombe à genoux et enfouit son visage dans ses mains.

C'est ainsi qu'à six heures du matin, le recteur la trouve, agenouillée en pleurs dans son église.
-Que faites- vous ici Marie ?
-Je...j'assiste à la messe, monsieur le recteur...

Et à travers ses larmes, elle regarde autour d'elle : l'église est vide, il n'y a plus personne.
Alors, elle raconte au recteur ce qui lui est arrivé.
-C'est un mauvais rêve, console-t-il, nous allons retrouver votre alliance.
Et comme il se redresse, il voit que l'alliance est posée sur l'autel. Sa main tremble un peu quand il la rend à Marie.
-Je vais prier, dit-il simplement.

Deux semaines plus tard, on apprit que le bateau sur lequel se trouvait l'époux de Marie avait disparu en mer, et qu'il n'y avait aucun survivant. Le naufrage s'était produit à l'heure de cette étrange messe. Et c'est au moment où le quêteur avait obligé Marie à déposer son alliance sur le plateau que l'homme qu'elle aimait remettait son âme à Dieu.

 

Livre "Contes traditionnels de Bretagne" Evelyne Brisou-Pellen












lundi 25 mai 2020

Petit tour en Afrique


CHARMILLE m'avait envoyé ces marque-pages, le 1er égyptien, et le 2eme marocain



































Merci Charmille !





                               La reine des oiseaux


L'autruche était depuis toujours la Reine des Oiseaux. Grande et forte, elle savait courir très vite, mais surtout, elle était extrêmement sage et perspicace.
Cependant, certains oiseaux, surtout ceux qui étaient fiers de voler haut et bien, se plaignaient de leur reine.

L'aigle protestait plus que les autres :
"Comment se fait-il que l'autruche soit notre reine puisqu'elle ne sait pas voler ? Pendant que nous y sommes, une poule pourrait aussi bien faire l'affaire ! "

Le cormoran, l'albatros, puis le serpentaire se rallièrent à l'aigle, obtenant que l'on procède à de nouvelles élections. L'oiseau qui volerait le plus haut, régnerait sur les autres. L'autruche ne participa même pas à la compétition et, de honte, cacha sa tête dans le sable.

La compétition commença. Le cormoran, l'albatros et le serpentaire s'élevèrent très haut dans le ciel, mais l'aigle vola encore plus haut. Il planait triomphalement dans les nuages, quand il vit soudain un petit troglodyte s'agiter au-dessus de lui. Il s'était caché subrepticement dans le plumage de l'aigle qui l'avait emporté jusque dans le ciel.

L'aigle tenta en vain de voler encore plus haut, mais les forces lui manquèrent. Les oiseaux furent interloqués et mécontents. Ce minuscule troglodyte ferait, en vérité, un piètre roi !

Le petit oiseau se hâta de les rassurer :

"Je ne veux pas être roi. Quel souverain pourrais-je faire ? Aussi mauvais que ce stupide aigle qui se laisse duper par n'importe qui ? Que la sage autruche continue à être notre reine ! "

Et c'est ainsi que l'autruche resta la Reine des Oiseaux.


Conte africain














lundi 13 novembre 2017

Mil et sorgho

Un marque-page reçu de NICOLE


(Cliquez sur l'image si vous voulez lire le texte)



Merci Nicole !



 
 
Attention aux orphelins


Autrefois, dans le village de Gani-Gawané, les orphelins étaient rejetés et abandonnés. Selon cette triste habitude, une année, à l’approche de la saison des pluies, le petit Adamou fut emmené dans une brousse lointaine parce que personne ne voulait plus s’occuper de lui : un de ses oncles qui l’avait recueilli après la mort de ses parents et l’avait élevé presque dix ans, mourut lui aussi et sa veuve avait beaucoup de mal à élever ses propres enfants. Le chef du village à qui elle avait fait appel décida donc d’abandonner le petit Adamou.

Ainsi l’enfant se retrouva-t-il seul, parmi les animaux sauvages, à des lieues du village le plus proche. Comme par miracle, il trouva une grotte et s’y cacha. Or, grâce à Dieu, dans le fond de cette grotte, on avait caché, sans doute pour les protéger des razzias, des vivres les plus divers : de la viande séchée, des sacs emplis de niébé et tout ce qu’il lui fallait pour vivre. Dans la brousse épaisse qui l’entourait, Adamou put ainsi éviter la mort à laquelle il était destiné. Il apprit à éviter les animaux sauvages, sut bientôt faire des pièges et se distraire en regardant les ombres, les nuits de pleine lune. Mais nuit et jour aussi, il maudissait les habitants du village qui l’avaient abandonné. Il souhaitait pour eux les pires catastrophes dont il avait entendu les anciens parler : les pluies qui noyaient les récoltes, ou au contraire, la sécheresse, ou encore, les invasions de sauterelles. 


Ses malédictions furent efficaces. Ainsi, des semaines, des mois passèrent sans qu’une goutte d’eau ne tombe à Gani-Gawané. La tristesse y devenait pesante car ni le manioc, ni le niébé, ni le sorgho ne germaient dans les terres qu’on avait ensemencées et la perspective de la famine accablait grands et petits.

Au contraire, les pluies de l’hivernage avaient arrosé tous les villages alentour, partout, les paysans s’apprêtaient déjà à des récoltes abondantes, les greniers allaient déborder. La bonne fortune des villages voisins augmentait encore la tristesse et le découragement à Gani-Gawané. On ne savait plus à quel génie se vouer et bientôt, il fallut aller dans les villages voisins quémander jusqu’au moindre grain de mil ou de sorgho. Nulle part, on n’était disposé à aider un village qu’on considérait comme maudit.

Les bergers de Gani-Gawané eux-mêmes, durent beaucoup s’éloigner pour trouver des pâturages encore verts. Un jeune berger à peine plus âgé qu’Adamou alla même jusqu’à s’approcher de la grotte perdue où l’orphelin avait trouvé refuge. Ses vaches paissaient paisiblement sur une étendue d’herbe bien verte proche de ces lieux quand l’une d’elle quitta le troupeau ; le petit berger la suivit et découvrit, tout étonné, au bas de la falaise où il se trouvait, une anfractuosité d’où sortait le son d’une voix humaine. 

Prêtant l’oreille, il fut stupéfait d’entendre ces mots :
« Habitants de Gani-Gawané, maudits soyez-vous qui m’avez abandonné loin des hommes. Je suis seul loin de tout et sans la nourriture que je retire du fond de cette grotte, je n’aurais pu survivre à cet abandon. Que vos semences se noient sous les pluies d’hivernage, que la sécheresse fasse mourir les jeunes pousses, que les sauterelles dévorent ce qui reste sur pied. Puissent vos enfants en périr puisque vous ne faites pas l’effort de prendre soin des orphelins. Et toi, génie de cette grotte, fais que cette malédiction se réalise ! »

Le berger comprit bien vite qui parlait, il se souvenait d’Adamou dont il avait partagé les jeux et le reconnut vite comme l’auteur de ces malédictions.
Abandonnant sur le champ son troupeau, il courut au village informer le chef de ce qu’il venait de découvrir. Ce dernier n’eut pas de peine à reconnaître ses torts et appela le sorcier qui s’empressa de supplier le génie de la grotte. Pendant ce temps, tous les hommes du village se rendirent en cortège auprès d’Adamou et le ramenèrent bien vite à Gani-Gawané. Le chef du village le prit dans sa maison où il fut accueilli comme l’un de ses fils. Une grande pluie s’abattit aussitôt sur le village.

C’est depuis ce jour que les orphelins sont traités avec soin et amour à Gani-Gawané.


Les contes pour enfants du monde (contes.biz)











jeudi 5 février 2015

Cher frère blanc



ISABELLE m'a envoyé une belle carte d'un tableau de Manet, moi qui aime l'impressionnisme





et plein de beaux marque-pages



Je vous en montre 2 aujourd'hui



et le 2eme recto verso



       

Merci Isabelle !





           Cher frère blanc


Cher frère blanc,
Quand je suis né, j'étais noir,
Quand j'ai grandi, j'étais noir,
Quand je suis au soleil, je suis noir,
Quand je suis malade, je suis noir,
Quand je mourrai, je serai noir.

Tandis que toi, homme blanc,
Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
Quand tu as froid, tu es bleu,
Quand tu as peur, tu es vert,
Quand tu es malade, tu es jaune,
Quand tu mourras, tu seras gris.

Alors de nous deux,

Qui est l'homme de couleur ?


Léopold Sédar Senghor













 

mardi 11 février 2014

Marque-page africain



Un très joli marque-page africain, envoyé bien gentillement par JEANINE, une amie de LAURE
Je la remercie d'avoir pensé à moi !







Merci Jeanine !





                                          Les trois arbres


Les arbres savent tous qu'ils sont importants. Certains prétendent l'être plus que les autres et ceux de la brousse se chamaillent parfois à ce sujet avec ceux du village.

Ce jour-là, il y en avait trois qui discutaient bruyamment : le baobab, prince de la brousse, le fromager, prince du village, et le palétuvier, prince de la mangrove.

-"Personne n'est plus utile que moi, dit le baobab. Les femmes utilisent mes feuilles pour faire la soupe. Les enfants raffolent de mes fruits, les pains de singe, qui sont aussi utilisés dans la préparation des desserts. Et les hommes font de la ficelle à partir de mon écorce."

-"Tu oublies de préciser que ton bois est inutile, car il est creux, répliqua le fromager, et que durant la saison sèche, tes branches sont dénudées. Tu ne sers de perchoir qu'aux charognards. Les nuits de pleine lune, ta silhouette fait penser à celle d'un revenant. Tu fais peur à tout le monde et personne ne t'aime. C'est pourquoi tu vis souvent seul et éloigné de tous."

-"Je suis le plus utile des trois, déclara ensuite le palétuvier. Les huîtres dont tout le monde raffole vivent accrochées à mes racines. Mon bois est utilisé par les femmes pour faire cuire les repas et par les hommes pour la construction des toits de leurs cases."

-"Quelle prétention ! s'exclama le fromager. Tu sembles oublier que tu es le plus petit de nous trois. Tu ne peux pousser que dans la vase et tes racines qu'on aperçoit dans l'eau te font ressembler à un baobab à l'envers. Sur tes branches, on voit courir des crabes et se déplacer des périophtalmes, ces affreux poissons amphibies qui aiment se promener hors de la mangrove."

-"Tu t'es contenté d'émettre avec arrogance des critiques à notre égard sans jamais parler de tes qualités," lui reprochèrent le baobab et le palétuvier.

-"Je dois reconnaître que je ne donne pas de fruits et que mes racines n'abritent pas d'huîtres, répondit le prince du village. Mais c'est dans mon bois que les hommes creusent leurs pirogues et c'est avec lui qu'ils fabriquent les portes de leurs cases. C'est moi qui suit au centre de la place des palabres, moi qui offre de l'ombre à tout le monde, moi encore qui abrite les plus beaux oiseaux, et moi enfin qui embellis le village."

Il avait à peine terminé de parler qu'un orage éclata. De nombreux éclairs zébrèrent le ciel gris. Le tonnerre se fit violemment entendre. Tout trembla et la foudre s'abattit sur le fromager, qui fut entièrement calciné. 

Le baobab et le palétuvier s'en furent tristement en regrettant la disparition du prince du village, qui au fond, n'était qu'un arbre comme eux, avec ses qualités et ses défauts.


15 contes du Sénégal par Jean Muzi





















jeudi 6 juin 2013

Marque-page éléphants







Parmi les nombreux marque-pages que je reçois de CHARMILLE, il y avait celui-ci représentant deux éléphants d'Afrique


Eléphants du Botswana. Photo Théo Allofs


Merci Charmille




                                Le cimetière des éléphants


Autrefois, le peuple des éléphants vivait au bord de la rivière Sankourou. Il avait pour roi puissant et sage Khoro. Un jour, le petit tisserin (oiseau) se posa sur la défense de Khoro et lui raconta, tout effrayé : 

-"Hélas, puissant Khoro ! C'est terrible ! Une foule d'êtres noirs à deux pattes est arrivée dans notre pays. Ils possèdent de drôles d'objets qui tuent. Ils s'étendent partout et dévastent tout sur leur passage."

Khoro sourit :

-"Je connais ces êtres. Ce sont les hommes. Ils sont petits et ne sont pas très forts. Leurs armes ne peuvent pas transpercer l'épaisse peau des éléphants."

Cependant, peu de temps après, Khoro cessa de sourire. Les hommes noirs n'étaient pas très grands, ni très forts, mais ils étaient nombreux. Certes, leurs armes ne pouvaient transpercer l'épaisse peau des éléphants. Toutefois, une flèche bien lancée pouvait tuer un éléphant si elle le frappait à l'oeil. 
Les hommes brûlaient les forêts pour en faire des champs. En outre, une terrible sécheresse éprouvait le pays. Les éléphants se trouvèrent aux abois. Ils mouraient de faim et par les armes des hommes noirs. C'est alors que le puissant roi des éléphants rassembla ses sujets et leur dit :

-"Cette terre n'est plus bénie des Dieux. La famine et les hommes noirs nous font souffrir. Nous devons partir d'ici. Nous irons vers le soleil couchant. Notre route sera droite, comme l'était jusqu'à présent notre vie. Nous passerons sur tout ce qui se trouvera sur notre chemin, que ce soient les marécages ou les hommes noirs. Nous sommes peut-être un petit peuple, mais chacun de nous est plus fort que dix fois dix singes. Nous atteindrons notre but. Il n'en reste pas moins que ce pays a toujours été notre terre. Aussi nous y reviendrons quelques jours chaque année, le premier mois qui suit la saison des pluies. Ainsi, nos enfants la connaîtront, les vieux et les malades pourront y vivre leurs derniers instants."

Ainsi parla le puissant Khoro, et il en fut comme il l'avait dit. Le passage des éléphants ressembla à celui d'une tornade. Les arbres furent arrachés, les champs piétinés, les villages détruits. Beaucoup d'hommes périrent. La force des éléphants était effrayante.

Cela s'est passé il y a longtemps, très longtemps, mais chaque année, les éléphants continuent à emprunter le même chemin pour montrer leur ancienne patrie à leurs petits, et pour que les vieux puissent y mourir. Depuis ce temps, on ne trouve plus de cadavres d'éléphants dans la forêt, car ceux-ci vont mourir sur les bords de la rivière Sankourou. Là se trouve leur cimetière bien que personne ne sache l'endroit exact.


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