Le pot de fleurs… ou la vraie estime de soi
Depuis fin février, nous avons de très belles journées et de beaux ciels enflammés tous les soirs.
Je suis allée me balader au bord de la mer, à Bénodet, et j'ai admiré le coucher du soleil
Je vous ai déjà parlé de la vie de Claude Monet ICI
Comme c'est mon peintre préféré, j'ai encore brodé d'autres tableaux miniatures (d'après les grilles de Crosstichobsession)
Ceux-ci font environ 6,5cm/6cm
d'après le tableau "Camille Monet et un enfant au jardin"
Camille Doncieux est le modèle favori de Claude Monet, qui deviendra son mari. Ils auront 2 garçons. Elle tient une place toute particulière dans son
œuvre, et se trouve représentée dans un grand nombre de ses toiles
jusqu'à sa mort. Elle a également posé pour Auguste Renoir et Edouard Manet
d'après le tableau "pont japonais ou bassin aux nymphéas"
Gustave Geffroy, journaliste et critique d'art, parlait ainsi du jardin d'eau de Monet à Giverny en 1922 :
"Monet dessina le jardin et les plantations, les saules déployèrent leurs vertes chevelures, les bois de bambous s'élancèrent du sol, les massifs de rhododendrons bordèrent les sentiers, et Monet ensemença les bassins de nymphéas, dont les libres racines flottèrent entre les eaux sur lesquelles s'étalèrent les larges feuilles et jaillirent les fleurs blanches et roses, mauves et verdâtres. Du haut d'un pont garni de glycines, qui se trouve être de style japonais, Monet vient juger le tableau qu'il a créé. Après avoir parcouru le monde en adorant la lumière qui l'éclaire, il a su que cette lumière venait se refléter avec toutes ses splendeurs et ses mystères au creux magique entouré de feuillages de saules et de bambous, de fleurs d'iris et de rosiers, à travers le miroir de l'eau d'où jaillissent les étranges fleurs qui semblent plus silencieuses et plus hermétiques encore que les autres fleurs."
Tiré du livre "Claude Monet, sa passion pour les fleurs" de Sylvie Patin
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portrait de Claude Monet par Auguste Renoir |
Me revoilà, les petits sont repartis, jusqu'aux prochaines vacances.
Voici le marque-page de février du calendrier reçu de MITOU , qui représente le phare de la Pointe Saint-Matthieu dans le Finistère (du peintre Philippe Vandenberghe)
Je vous ai déjà parlé de cette pointe. Si vous voulez relire l'article, et revoir les photos du phare et de l'abbaye, c'est ICI . Aussi aujourd'hui, je publie un petit texte
"Rien de sinistre et formidable comme cette côte de Brest; c'est la limite extrême, la pointe, la proue de l'ancien monde. Là, les deux ennemis sont en face : la terre et la mer, l'homme et la nature. Il faut voir quand elle s'émeut, la furieuse, quelles monstrueuses vagues elle entasse à la pointe de Saint-Matthieu, à cinquante, à soixante, à quatre-vingts pieds; l'écume vole jusqu'à l'église où les mères et les soeurs sont en prière."
Jules Michelet (livre "Dictionnaire amoureux illustré de la Bretagne" par Yann Queffélec)
Ce jour-là, la mer était calme, pas de monstrueuses vagues
Le renard
Son doux pelage est roux son aspect familier
Il dort tapi sous terre dans un profond terrier
Comme le jeune et beau cerf qui sort de son hallier
Il fait confiance aux signes et au vent son allié
Pareil au soleil d’août à celui de juillet
Quand son museau pointu découvre un poulailler
Ses petits yeux dorés se mettent à briller
Les feuilles de l’automne s’envolent par milliers
Il raffole de ses grains que l’on cueille aux vendanges
Des pommes vertes et rouges et des belles oranges
Ce rusé animal que seule la faim dérange
Réussit chose étrange à passer pour un ange
Est-ce sa queue en panache, la couleur de ses poils
L’animal au nez fin ressemble à une étoile
Alain Hannecart
Je ne sais pas vous, mais moi, je suis une couche-tard et une lève-tard ! Ce marque-page était pour moi
Connaissez-vous mon lit
C’est
mon ami et il rit
Car il sait ce que je lui dis
Chaque soir,
chaque midi
Et le soir toujours il m’attend
Il n’a pas
d’heure pourtant
Pour m’accueillir en me serrant
Au fond de
ses draps m’aimant
Quand il me sent trop fatigué
Il me
tend sa parure satinée
Il se laisse tendrement caresser
Enveloppe
mon repos assuré...
...Avant de le quitter je le frappe
Modeste massage de
sa grappe
Ces ressorts malingres qui dérapent
À geindre aux
endroits où ils jappent
J’aurai bien des regrets
demain
Quand usé par les ans sereins
Une dernière fois de ma
belle main
Je ne lui chanterai plus un seul refrain
Erika Nargil
En ce jour où je prends hélas un an de plus, je vous offre ces 4 marque-pages de fleurs à l'aquarelle de ma collection
Avant qu’à l’horizon le ciel
Ne déroule ses voiles de suie
Ou ne s’embrase de flammes
Sur la grande scène du couchant
Berce les fleurs dans le vent.
Penche-toi sur leurs têtes indolentes.
Tu verras à leurs yeux éblouis
Et à leurs pauses alanguies
Combien est éphémère la beauté
Et exigeant le bonheur.
Cueille-les sur ton chemin
Sur la route encore brûlante
Du soleil de midi
A l’heure où éclate la vie
Dans l’ivresse de l’infini.
Cueille-les avec un brin d’innocence
Et un air de douceur
Sans blesser leurs fragiles pétales
Afin d’en conserver le cœur intact
Dans son corset de fraîches couleurs.
Christian-Charles Fischer
Cette année encore, MITOU m'a gâtée, avec cette jolie carte peinte par ses soins et un autre calendrier de marque-pages, aux paysages bretons, du peintre Philippe Vandenberghe, né en Normandie et vivant dans le Finistère depuis de nombreuses années
Je vous présente aujourd'hui le marque-page de janvier
auquel je joins un de mes marque-pages de marins
La Taverne
A la taverne on boit on fume, le soir en montant de la cale
Avec les marins ces copains, qui tous les jours triment comme des chiens
Sans haine, sans hargne dans la mâture, craquant leurs os, crevant leur peau
Les mains crispées sur le filin, pour gagner leur pain quotidien.
A la taverne, on fait les comptes, sur les prix d'une cargaison
On s'acharne, on discute ferme, il n'est pas question d'abandon
Le paysan a dans sa ferme, lui, bien des soucis de moisson,
Quand à nous sur cette terre ferme, ne bradons pas notre poisson.
A la taverne quand vient la brume, on vient se réchauffer le sang
Dans les écuelles la soupe fume, servie par la fille du patron.
Autour de la table on s'installe, sans façons silencieusement
Et on écoute la triste histoire d'un vieux bourlingueur d'océans.
A la taverne on se raconte l'histoire d'un moussaillon du bord
Qui, un jour de violent orage, est passé par dessus bord.
Jean-François était jeune d'âge, il habitait tout près du port.
On l'a r'trouvé dans le filet, au cours d'la suivante marée.
De la taverne on voit les dunes où vont s'égayant les enfants
Les têtes blondes, les têtes brunes, défiant déjà les ouragans
Aujourd'hui ce sont jeux de plage face à la mer qui les attend
Mais demain, quand ils seront grands, ils deviendront des moussaillons.
Chant de marins
Après le château (ICI) nous avons retrouvé dans le parc de nombreux éléments de la fête foraine.
Des barbes à papa géantes avaient poussé sous les arbres
de même que des auto tamponneuses
et des manèges dans les arbres
des ballons multicolores
Nous entrons ensuite dans l'allée du train fantôme, trop réaliste entre les bruitages, les ricanements et le vent qui faisait bouger les draps des fantômes, angoissant à souhait !
encore des sucettes
les chevaux de bois faisaient des ombres sur les écuries