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Bienvenue chez moi.
Je vous y montre mes marque-pages, mes broderies, quelques photos, et les poésies et contes que j'aime.
N'hésitez pas à me laisser vos commentaires.
Vous pourrez voir mes collections diverses et broderies déjà publiées sur mon ancien blog ICI

lundi 9 mars 2026

Rome

 

L'école d'un de mes petits-fils, Malo, dans le cadre d'Erasmus, correspond avec une école romaine. Leur classe de CM1-CM2 a ainsi pu faire un voyage à Rome au printemps 2025 pour les rencontrer, et visiter la ville.
Malo m'avait ramené 2 très jolis marque-pages, ce qui m'avait fait très plaisir !

 


La fontaine de Trévi, est la plus grande fontaine de Rome. Elle a été conçue sur la demande du pape Clément XII , de 1732 à 1762.

Le mot "Trevi" découle de "tre via", c’est-à-dire les trois voies. Autrefois, trois voies se rejoignaient à l’endroit où la fontaine se situe.

De style baroque, de presque 30m de haut, on y trouve la sculpture de Neptune, le dieu romain de la mer, sur son char en forme de coquillage, entouré d'autres figures mythiques.

La tradition veut que l’on jette une pièce de monnaie dans la fontaine (les yeux fermés et jetée avec la main droite par-dessus l’épaule gauche).
Selon la légende, la personne qui jette la pièce reviendra à Rome un jour. Si vous jetez deux pièces , vous trouverez le grand amour à Rome. Et trois pièces pour se marier.

La mairie de Rome nettoie la fontaine toutes les semaines et reverse une grande partie des récoltes (14000€ par semaine) à une œuvre de charité aidant les familles pauvres.


Fontaine de Trévi         photo Wikipédia



et le 2eme marque-page



Castel San Angelo ou Château Saint Ange, également connu sous le nom de Mausolée d'Hadrien, est une forteresse de Rome, située sur la rive droite du Tibre. Elle est reliée à l'État du Vatican par un couloir fortifié.

Construite entre 123 et 135 après Jésus-Christ, à la demande de l'empereur Hadrien pour en faire un mausolée funéraire pour lui et sa famille, elle a subi de nombreuses transformations au cours des siècles. Bâtiment militaire, refuge pour les papes en cas de guerres, prison...c'est aujourd'hui un musée, propriété de l'état italien.

On peut y admirer les anciennes chambres de l’empereur Hadrien, les appartements des papes, des fresques de la Renaissance, les différentes œuvres exposées au musée, et profiter d’une vue imprenable sur la Ville éternelle depuis sa terrasse panoramique.

Le nom de l’archange Michel fut associé à ce mausolée en 590, après que le pape de l’époque, Grégoire I, pendant l’épidémie de peste, ait vu l'archange Michel apparaître au-dessus du mausolée et remettre son épée au fourreau, signe que l’épidémie touchait à sa fin.


Castel San Angelo   photo Wikipédia




 

 

 

 

 

jeudi 5 mars 2026

La branche




 

 

              A l'ombre de mes branches

Depuis plus de cent ans je domine le parc,
Et observe la vie sans que l'on me remarque.
Silencieux spectateur d'un monde bouillonnant,
J'ai plus de souvenirs que tout être vivant.

Année après année, j'ai vu la ville naître,
Les maisons se construire et les champs disparaître,
Les rues se goudronner, se charger de voitures,
Et les commerces ouvrir leurs fières devantures.

Pourtant au fil des ans, rien n’a vraiment changé,
Les saisons se succèdent, en un rythme figé.
L’homme se croit puissant, mais il n'a su dompter,
Ni le froid de l’hiver, ni la chaleur d'été.

Chaque nouveau printemps est une renaissance,
Un souffle de gaîté, d'une infinie puissance.
Les enfants jouent dehors, ils courent, ils chantent, ils rient.
Les fleurs s'épanouissent en mille coloris.

L'été, quand la semaine fait place au dimanche,
Les amoureux s'embrassent à l'ombre de mes branches.
Les tout jeunes parents promènent leurs landaus,
Et goûtent la fraîcheur des abords du plan d’eau.

En automne je sers d'étape à ces oiseaux,
Qui partent en voyage, vers les pays plus chauds,
Mes feuilles dans le vent dansent en farandole,
Et posent leurs couleurs en tapis sur le sol.

L'hiver est le moment que j'apprécie le moins,
Je me sens inutile, et n'ai plus goût à rien.
Pour de longues semaines, la ville est endormie,
Le grand parc est désert et le froid m'engourdit.

Je ne serai plus là pour la saison nouvelle,
Quel idiot ai-je été de me croire immortel !
Ma vie touche à sa fin, je me sais condamné 
A nourrir les brasiers de quelques cheminées.

Cent ans de souvenirs partiront vers le ciel,
Rejoindre le néant du silence éternel.
Les oiseaux reviendront de l'autre bout du monde,
Et la vie, l'air de rien, continuera sa ronde.

Liliane Rosati